Greenwashing : ce qui va changer en septembre 2026 pour les commerces responsables

Table des matières

Tu vends des produits responsables, naturels, zéro déchet, artisanaux ou issus de l’upcycling ?

Tu as peut-être écrit sur ton site :

  • « éco-responsable »
  • « écologique »
  • « durable »
  • « respectueux de l’environnement »
  • ou encore « bon pour la planète ».

Et tu le penses vraiment !

Tu fais attention à tes matières premières, à tes emballages, à ta façon de produire, à tes déchets, à ton transport ou encore à la durée de vie de tes produits.

Bref, tu essaies réellement de faire les choses différemment !

Alors quand tu entends parler d’une nouvelle réglementation européenne qui vient encadrer les allégations environnementales, ta première réaction pourrait être :

« Mais pourquoi ? Je suis justement une entreprise engagée ! »

Et c’est une excellente question.

Parce qu’avant de parler de réglementation, il faut parler du problème qu’elle cherche notamment à combattre :

Le greenwashing.


Le problème n’est pas que les entreprises parlent d’écologie

Au contraire !

Il est normal qu’une entreprise qui fait des efforts puisse expliquer ce qu’elle fait.

Si tu utilises des matières issues du réemploi, que tu as supprimé le plastique de tes emballages ou que tu as mis en place un système de réparation de tes produits, tes clientes doivent pouvoir le savoir.

Le problème apparaît lorsque l’argument écologique devient surtout…

un argument marketing…

  • Une jolie feuille verte.
  • Une planète dans le logo.
  • Une phrase comme « bon pour la planète ».
  • Un badge « éco-responsable ».

Et derrière ?

Pas grand-chose de concret…

Ou une réalité beaucoup plus limitée que ce que la communication laisse imaginer !

C’est ça, le greenwashing.


Le greenwashing, c’est quoi exactement ?

Le terme « greenwashing« , que l’on traduit généralement par « écoblanchiment« , désigne une communication qui donne d’une entreprise, d’un produit ou d’un service une image plus écologique ou plus responsable que ce que la réalité permet réellement de justifier.

Et le problème, c’est que ce n’est pas toujours aussi évident qu’une entreprise qui ment ouvertement.

Le greenwashing peut être beaucoup plus subtil…

Par exemple :

  • Une marque utilise une couleur verte et des feuilles partout pour donner une impression écologique.
  • Une entreprise met en avant un produit fabriqué avec une matière recyclée alors que le reste du produit a un impact beaucoup plus important.
  • Une marque présente un produit comme « 100 % écologique » sans expliquer ce que cela signifie.
  • Une entreprise met en avant une compensation carbone pour parler de « neutralité » sans réellement réduire suffisamment ses émissions.
  • Un site affiche un joli « label responsable » que l’entreprise a elle-même créé.

Pris séparément, certains éléments peuvent sembler anodins.

Mais mis bout à bout, ils peuvent donner au consommateur l’impression d’acheter un produit particulièrement respectueux de l’environnement.

Alors que la réalité est beaucoup plus nuancée…


Et c’est là que les entreprises réellement engagées sont pénalisées…

C’est probablement l’un des aspects du sujet que je trouve les plus intéressants.

Parce que le greenwashing ne trompe pas seulement les consommateurs !

Il peut aussi pénaliser les entreprises qui font réellement des efforts…

Imagine deux créatrices qui vendent des produits similaires.

La première investit réellement dans :

  • des matières issues du réemploi ;

  • des emballages réduits ;

  • une fabrication plus durable ;

  • des produits réparables ;

  • une production locale.

Elle communique prudemment parce qu’elle ne veut pas exagérer ses engagements.

La seconde utilise énormément de vocabulaire écologique :

  • « 100 % vert »
  • « respectueux de la planète »
  • « éco-responsable »
  • « consommez sans culpabiliser »
  • « zéro impact »

sans forcément avoir les mêmes pratiques derrière…

Devine laquelle risque d’avoir la communication la plus séduisante ?

Et c’est justement là que le problème apparaît !

Si les promesses environnementales deviennent un simple outil marketing, l’entreprise qui fait réellement des efforts peut avoir l’impression de jouer avec un handicap.


Et le consommateur dans tout ça ?

L’autre grand problème, c’est la confiance.

Parce qu’en tant que consommateur, comment savoir ce qui est réellement responsable ?

Tu vois :

🌿 « écologique »

♻️ « recyclé »

🌱 « naturel »

🌍 « respectueux de l’environnement »

💚 « éco-responsable »

Mais qu’est-ce que ces mots veulent réellement dire ?

Et surtout :

Sur quelles preuves reposent-ils ?

À force de voir des promesses environnementales partout, le consommateur peut finir par ne plus croire personne !

Et c’est particulièrement problématique pour les entreprises qui ont réellement quelque chose à raconter…

Si toutes les marques se présentent comme « vertes« , le mot finit par perdre sa valeur.

Et si le consommateur ne sait plus faire la différence entre une vraie démarche et une belle promesse marketing, il peut finir par abandonner complètement l’idée de consommer différemment…


C’est notamment pour répondre à ce problème que l’Europe renforce les règles !

C’est dans ce contexte qu’intervient la directive européenne (UE) 2024/825, également appelée directive ECGT.

Son objectif est notamment de renforcer la protection des consommateurs contre les pratiques commerciales déloyales et de leur permettre de faire des choix plus éclairés dans le cadre de la transition écologique.

La directive s’attaque notamment à certaines pratiques liées au greenwashing, aux allégations environnementales trompeuses et aux labels de durabilité peu fiables.

Elle a été adoptée en février 2024 et les nouvelles règles doivent s’appliquer à partir du 27 septembre 2026. (eur-lex.europa.eu)

Et là, tu te demandes peut-être :

« Mais concrètement, qu’est-ce que ça change pour mon entreprise ? »

C’est justement ce qu’on va regarder.


« Mais je suis une petite entreprise responsable ! »

Justement !

Et cette réglementation ne signifie pas que tu vas devoir arrêter de parler de tes engagements.

Au contraire.

L’objectif n’est pas de faire disparaître la communication environnementale.

L’objectif est de faire en sorte que les promesses faites aux consommateurs soient plus fiables !

Si tu fais réellement des efforts, tu dois pouvoir les valoriser.

Mais en expliquant précisément ce que tu fais.

Par exemple, plutôt que :

« Une marque 100 % écologique. »

tu peux mettre en avant une caractéristique précise :

« Nos emballages sont sans plastique. »

Si c’est vrai et que tu peux le démontrer, tu donnes à ta cliente une information concrète.

Et elle peut comprendre exactement ce que tu fais !

C’est finalement une différence assez simple :

Une promesse vague demande à ta cliente de te croire.

Une information précise lui permet de comprendre.


Pourquoi cette évolution peut aussi être une bonne nouvelle

On pourrait voir cette réglementation uniquement comme une nouvelle contrainte.

Mais il y a un autre moyen de la regarder.

Elle peut aussi contribuer à remettre un peu de valeur derrière les mots.

  • « Responsable. »
  • « Durable. »
  • « Écologique. »
  • « Réemploi. »
  • « Recyclé. »
  • « Zéro déchet. »

Si ces termes sont utilisés à tort et à travers, ils finissent par ne plus vouloir dire grand-chose…

En revanche, si les entreprises doivent davantage être capables de justifier leurs affirmations, cela peut permettre aux démarches réellement engagées de mieux se différencier !

Et ça, pour moi, c’est plutôt positif.

Parce qu’une entreprise qui fait réellement des efforts ne devrait pas avoir à rivaliser avec une entreprise qui se contente de mettre trois feuilles vertes sur son site…


Et c’est là que ton site internet entre en jeu

Parce que toutes ces promesses ne se trouvent pas uniquement sur les emballages.

  • Elles sont aussi sur ton site.
  • Sur ta page d’accueil.
  • Dans tes fiches produits.
  • Dans tes catégories.
  • Dans ta page « Nos engagements ».
  • Dans tes newsletters.
  • Dans tes publicités.
  • Et sur tes réseaux sociaux.

Ton site est souvent le premier endroit où ta cliente va chercher à comprendre :

« Pourquoi ce produit est-il présenté comme responsable ? »

Il doit donc être cohérent avec ce que tu fais réellement !


Ton site mérite donc un petit audit

Commence par rechercher les termes suivants :

  • « éco-responsable » ;

  • « écologique » ;

  • « durable » ;

  • « respectueux de l’environnement » ;

  • « naturel » ;

  • « biodégradable » ;

  • « recyclable » ;

  • « zéro déchet » ;

  • « neutre en carbone » ;

  • « bon pour la planète » ;

  • « responsable » ;

  • « vert » ;

  • « recyclé » ;

  • « réemploi » ;

  • « local » ;

  • « label » ;

  • « certifié ».

Et pour chaque occurrence, pose-toi quatre questions :

1. Qu’est-ce que j’affirme exactement ?

2. À quoi cette affirmation s’applique-t-elle ?

3. Comment puis-je la démontrer ?

4. Est-ce que ma formulation laisse entendre davantage que la réalité ?

Si tu peux répondre clairement aux quatre questions, c’est déjà un excellent début.


Et surtout : ne tombe pas dans l’excès inverse

C’est un point important.

La solution au greenwashing n’est pas de ne plus rien dire.

Tu n’as pas besoin de cacher tes engagements.

Tu n’as pas besoin de supprimer toutes les feuilles vertes de ton site.

Tu n’as pas besoin de retirer toute référence à l’écologie.

Et tu n’as certainement pas besoin de faire disparaître tout ton travail de sensibilisation !

L’idée est plutôt de passer de :

« Regarde comme nous sommes écologiques ! »

à :

« Voilà concrètement ce que nous faisons. »

Et cette nuance peut faire toute la différence !!!


Pour les e-commerces responsables, c’est donc le bon moment pour vérifier

Si tu es savonnière, créatrice de cosmétiques naturels, créatrice zéro déchet, créatrice upcycling, artisane, boutique engagée ou e-commerçante responsable, prends quelques minutes pour regarder ta communication.

Pas parce que tu dois avoir peur.

Mais parce que tu as intérêt à ce que tes mots soient aussi responsables que tes produits.

Et si tu viens seulement de découvrir cette réglementation…

Bienvenue au club ! 🦉

Moi non plus, je n’en avais pas entendu parler avant de me pencher dessus.

Et c’est justement pour cela que j’ai eu envie de t’en parler.

Parce que si je découvre un sujet qui peut concerner les entreprises que j’accompagne, je préfère te dire :

« Hey, regarde ça. »

Plutôt que de faire comme si tout le monde était déjà au courant…


Le vrai enjeu derrière cette réglementation

Au fond, le sujet n’est pas simplement :

« Est-ce que j’ai encore le droit d’écrire éco-responsable sur mon site ? »

Le vrai sujet est beaucoup plus intéressant :

Comment permettre aux consommateurs de distinguer une vraie démarche environnementale d’une promesse marketing ?

Et comment faire en sorte que les entreprises qui font réellement des efforts puissent continuer à valoriser leur travail sans être noyées dans un océan de promesses vagues ?

C’est aussi une question de confiance.

La confiance de ta cliente.

La confiance dans les marques.

Et finalement, la confiance dans les mots que l’on utilise pour parler d’écologie !

Parce qu’à force de tout qualifier de « vert« , « durable » ou « éco-responsable« , ces mots risquent de ne plus rien vouloir dire !

Et ce serait dommage…

Pour tout le monde.


À retenir

🌿 Le greenwashing peut donner une image plus écologique d’un produit, d’un service ou d’une entreprise que ce que la réalité permet de justifier.

🛍️ Il peut tromper les consommateurs.

⚖️ Il peut aussi créer une concurrence déloyale pour les entreprises réellement engagées.

🤝 Il peut surtout abîmer la confiance dans les marques qui communiquent réellement sur leurs engagements.

🇪🇺 C’est notamment pour répondre à ces problématiques que l’Union européenne renforce son cadre avec la directive (UE) 2024/825.

📅 Les nouvelles règles doivent s’appliquer à partir du 27 septembre 2026.

💻 Et si tu vends en ligne, ta communication digitale mérite elle aussi d’être vérifiée.

La bonne question n’est donc pas :

« Est-ce que je peux encore parler d’écologie ? »

Mais plutôt :

« Est-ce que mes mots racontent exactement ce que je fais ? »

Et ça, finalement, c’est plutôt une bonne règle à suivre, réglementation ou pas. 🦉

❓ FAQ - les questions que tu te poses peut-être sur le greenwashing et la directive ECGT

Pas automatiquement.

La directive européenne encadre notamment les allégations environnementales génériques lorsqu’elles donnent une impression environnementale positive sans pouvoir être suffisamment justifiées.

La DGCCRF cite notamment des formulations globalisantes comme « livraison éco-responsable », « engagement éco-responsable » ou « alternative éco-responsable » parmi les allégations qui peuvent poser problème lorsqu’elles ne sont pas suffisamment justifiées.

Le plus important est donc de regarder ce que ton affirmation signifie réellement et si tu peux la démontrer.

Non.

Et surtout, pas de panique.

Si tu as une véritable démarche environnementale, tu peux continuer à la valoriser.

L’objectif n’est pas d’empêcher les entreprises de parler de leurs engagements.

L’objectif est notamment d’éviter les affirmations fausses, vagues, disproportionnées ou impossibles à vérifier.

La DGCCRF précise d’ailleurs que les entreprises peuvent utiliser des allégations environnementales pour valoriser leurs actions, à condition qu’elles soient loyales et justifiées.

Potentiellement, oui.

La réglementation ne concerne pas uniquement les grandes marques.

Elle peut concerner les entreprises qui utilisent des allégations environnementales dans leur communication commerciale.

Tu es donc potentiellement concernée si tu es, par exemple :

  • savonnière ;
  • créatrice de cosmétiques naturels ;
  • créatrice zéro déchet ;
  • créatrice upcycling ;
  • artisane ;
  • créatrice de vêtements responsables ;
  • boutique de produits engagés ;
  • e-commerçante vendant des produits responsables.

La DGCCRF indique que les règles concernent les produits et les services et rappelle que les allégations environnementales sont des arguments commerciaux.

Ta communication commerciale en ligne peut être concernée.

Il faut donc regarder notamment :

  • ta page d’accueil ;
  • tes fiches produits ;
  • tes catégories ;
  • ta page « Nos engagements » ;
  • ton blog ;
  • tes newsletters ;
  • tes publicités ;
  • tes réseaux sociaux.

Une allégation environnementale peut prendre la forme d’un texte, mais aussi d’une image, d’un symbole ou d’une représentation graphique.

Cela dépend du produit, de la formulation et du contexte.

Le mot « naturel » n’est pas un passe-droit permettant automatiquement de présenter un produit comme meilleur pour l’environnement.

La DGCCRF rappelle d’ailleurs que certaines allégations comme « naturel » répondent à des conditions particulières selon les catégories de produits.

Si tu vends des cosmétiques, des savons ou d’autres produits utilisant ce vocabulaire, il est donc préférable de vérifier précisément ce que tu affirmes.

Non, ce n’est pas aussi simple.

Mais « zéro déchet » peut constituer une allégation environnementale.

La question est donc de savoir ce que cette expression signifie dans ton cas et si elle est exacte, claire et justifiable.

Par exemple, dire qu’un produit est « zéro déchet » alors qu’il génère des déchets importants à certaines étapes de son cycle de vie peut être problématique si la formulation donne une impression beaucoup plus large que la réalité.

Plus ton affirmation est globale, plus tu dois être vigilante.

Non.

Et cette distinction est importante.

« Recyclé » concerne généralement la matière qui a déjà été issue d’un processus de recyclage.

« Recyclable » concerne la possibilité qu’un produit ou une matière puisse être recyclé dans certaines conditions.

Ce ne sont donc pas deux mots interchangeables.

La DGCCRF rappelle également que certaines mentions peuvent donner l’impression qu’elles concernent l’ensemble du produit alors qu’elles ne portent en réalité que sur une partie, par exemple l’emballage.

Non.

Tu peux respirer. 😅

Utiliser du vert ou une illustration végétale n’est évidemment pas interdit.

En revanche, la réglementation prend en compte la manière dont une communication peut donner une impression environnementale au consommateur.

Une image, un symbole ou une présentation graphique peut donc participer à une allégation environnementale lorsqu’ils sont utilisés dans une communication commerciale.

Le problème n’est donc pas « une feuille = interdit ».

C’est l’ensemble du message transmis au consommateur qu’il faut regarder.

Attention.

La directive renforce l’encadrement des labels de durabilité.

Un simple badge créé par ton entreprise et présenté comme un véritable label environnemental peut poser problème s’il donne au consommateur une impression de certification ou de reconnaissance indépendante qu’il n’a pas réellement.

Si tu utilises un label, vérifie notamment :

  • qui le délivre ;
  • quels critères sont utilisés ;
  • qui vérifie ces critères ;
  • quel référentiel est utilisé ;
  • et ce que le label permet réellement d’affirmer.

C’est une formulation particulièrement sensible.

La directive prévoit notamment l’interdiction de certaines allégations selon lesquelles un produit aurait un impact neutre, réduit ou positif sur l’environnement en matière d’émissions de gaz à effet de serre lorsqu’elles reposent sur la compensation des émissions.

Si tu utilises actuellement ce type d’affirmation, ne te contente donc pas de modifier la phrase au hasard.

Fais vérifier ta communication et les éléments qui permettent de la justifier.

Oui.

Et c’est justement pour cela qu’il ne faut pas attendre septembre 2026 pour s’intéresser au sujet.

La DGCCRF a déjà mené des contrôles sur les allégations environnementales.

En 2023, elle a contrôlé 1 317 établissements dans le secteur des produits non alimentaires et des services et un quart présentait des anomalies. Les enquêteurs ont notamment relevé des allégations trop génériques, non justifiées ou contraires aux règles existantes.

La nouvelle réglementation vient donc renforcer un cadre qui existe déjà.

Non, pas automatiquement.

Le chiffre de 300 000 € correspond à certaines sanctions prévues en France pour des pratiques commerciales trompeuses.

Mais écrire un mot précis sur son site ne déclenche évidemment pas automatiquement une amende de 300 000 €.

Le problème est celui d’une pratique commerciale trompeuse ou d’une autre infraction caractérisée.

La DGCCRF indique que les allégations environnementales fausses, injustifiées ou disproportionnées peuvent notamment être sanctionnées de 300 000 € d’amende pour une personne physique, avec des mécanismes de calcul pouvant aller jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel ou 80 % des dépenses engagées pour la publicité ou la pratique concernée, dans les conditions prévues par la loi.

Donc :

« éco-responsable » ≠ automatiquement 300 000 €.

Mais :

« allégation environnementale trompeuse » = sujet à prendre très au sérieux.

Non, pas automatiquement.

Le chiffre de 300 000 € correspond à certaines sanctions prévues en France pour des pratiques commerciales trompeuses.

Mais écrire un mot précis sur son site ne déclenche évidemment pas automatiquement une amende de 300 000 €.

Le problème est celui d’une pratique commerciale trompeuse ou d’une autre infraction caractérisée.

La DGCCRF indique que les allégations environnementales fausses, injustifiées ou disproportionnées peuvent notamment être sanctionnées de 300 000 € d’amende pour une personne physique, avec des mécanismes de calcul pouvant aller jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel ou 80 % des dépenses engagées pour la publicité ou la pratique concernée, dans les conditions prévues par la loi.

Donc :

« éco-responsable » ≠ automatiquement 300 000 €.

Mais :

« allégation environnementale trompeuse » = sujet à prendre très au sérieux.

Commence par un audit de ta communication.

Cherche notamment :

« éco-responsable »

« écologique »

« durable »

« naturel »

« zéro déchet »

« recyclé »

« recyclable »

« biodégradable »

« respectueux de l’environnement »

« bon pour la planète »

« neutre en carbone »

« responsable »

« vert »

Puis, pour chaque formulation, demande-toi :

  1. Qu’est-ce que j’affirme exactement ?
  2. À quoi cela s’applique-t-il ?
  3. Comment puis-je le démontrer ?
  4. Est-ce que ma cliente pourrait comprendre quelque chose de plus large que la réalité ?

Et si tu as un doute, fais vérifier la formulation par un professionnel compétent.

La DGCCRF met à disposition plusieurs ressources destinées aux professionnels, notamment sa fiche consacrée aux allégations environnementales et ses informations sur la directive européenne 2024/825.

Tu peux notamment consulter :

La fiche DGCCRF « Allégations environnementales : ce qu’il faut retenir »

La fiche DGCCRF sur l’arsenal juridique contre l’écoblanchiment

Le webinaire DGCCRF consacré aux nouvelles règles

Ces ressources sont particulièrement utiles parce que le sujet évolue encore et que les modalités françaises doivent être suivies au fil de leur mise en œuvre.

⚠️ Attention : cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas l’analyse de ta situation par un professionnel compétent.

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